mardi 19 avril 2011

L'HOMME DE PRAGUE


Un film de Charles Jarrott
Avec John Savage, Christopher Plummer et Marthe Keller
Année : 1981
Durée : 1h52
Origine : VHSrip / CBS FOX
Infos : http://www.imdb.com/title/tt0082005/


ÇA RACONTE L'HISTOIRE DE : Charles Heller, un agent administratif de la CIA, pas un homme de terrain. Un jour, il apprend avec stupeur que sa fiancée a été exécutée lors d'une prise d'otages au Consulat américain de Munich. Meurtri, Heller engage une implacable vengeance contre les terroristes assassins. Mais en réalité, il commence une plongée dans les arcanes troubles du contre-espionnage. Une plongée où la CIA l'enfoncera plus quelle ne l'aidera. Heller se retrouvera alors seul contre tous !








POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Parce que les années 70 et 80 ont sans conteste donné naissance aux meilleurs films d'espionnage du cinéma. Parce que L'HOMME DE PRAGUE développe une histoire non pas extraordinaire, mais ancrée dans une réalité autrement plus effrayante : celle d'un homme ordinaire qui va devoir dépasser ses limites, revoir ses convictions, et trouver en lui la force nécessaire pour survivre à une machination implacable. 
Parce que le rôle titre est confié à l'immense John Savage, et qu'il donne à ce monsieur-tout-le-monde une présence étonnanate , extrêmement crédible. Il n'est ni beau, ni fort, ni puissants. Il est faible. Parfois il a peur, il tremble, il souffre même. Mais jamais il n'est incohérent. A mille lieux des cadors du genre que sont Jason Bourne ou Tom Cruise (pour ne citer que ceux-là), le personnage de Charles Heller est touchant parce qu'il respire le vrai ! 
Parce que le reste du casting est l'avenant (Marthe Keller et Christopher Plummer sont impériaux !). Parce que le réalisateur Charkles Jarrott ne s'encombre pas de chichis et d'esbrouffe. Il filme son histoire avec les tripes, mais sans paillettes. L'HOMME DE PRAGUE n'est pas un film d'action. mais il est réaliste, humains, effrayant dans sa description des coulisses de la CIA et du terrorisme, proche du documentaire filmé même ! Parce que L'HOMME DE PRAGUE est un film sincère et toujours juste. Qui n'hésite pas à être vraiment poignant sur la fin.
Parce qu'il n'existe pas en DVD en France. Parce que je vous aime bien et que vous devez le voir !

lundi 18 avril 2011

HELP !

Bon, soyons franc et direct : je suis un incapable en terme de "repack". Je tente de faire celui de COMMANDO, mais il y a toujours quelque chose qui cloche (le son est trop fort, la synchro ne corresponds pas, etc.). Je suis donc en quête d'une âme charitable qui voudrait bien me donner un coup de main, et en même temps "m'apprendre" un peu comment bien faire et m'expliquer les différentes étapes du processus. 
Je demande donc parmis les bonnes âmes si certaines peuvent me donner un coup de main ! 
Merci d'avance à ceux qui voudraient m'aider ! 
PS : j'ai le DVDrip muet de COMMANDO + le son français VHS.

samedi 16 avril 2011

COMMANDO




Un film de Ian Sharp
Avec Lewis Collins, Judy Davis et Richard Widmark
Année : 1982
Durée : 2h00
Origine : DVdrip(image)-VHSrip (son) / Thorn Emi

 
ÇA RACONTE L’HISTOIRE DE : Les militants de la Voix du Peuple, un groupe antinucléaire, organise une manifestaion. Maglré le service d'ordre, un manifestant est abattu. En fait cet homme était un agent de la CIA. Infiltré dans l'organisation, il était sur le point de révéler que la Voix du Peuple préparait un attentat propre à bouleverser l'opinion. Peter Skellen, officier du Secret Air Service, remplace le défunt. Pour noyauter le mouvement, il devient l'amant d'une des responsables, Frankie...



POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Parce que c’est inspiré d’une histoire vraie : celle de la prise d’otage de l’ambassade iranienne le 30 avril 1980 par des opposants à l’ayatollah Khomeiny. Après cinq jours de négociation, le SAS donne l’assaut, libère les otages et abattent 5 des 6 terroristes.
Parce que le titre original du film, WHO DARES WINS, veut dire "Qui ose gagne"  et que c’est la devise officielle du SAS (qui est, rappelons-le, le groupe d’intervention d’élite  Britannique).

Parce que le réalisateur Ian Sharp, alors tout jeune, fait preuve ici d’un sens aigu du montage, du rythme et du suspense. Son seul mot d’ordre : en mettre plein la vue et plonger le spectateur dans le monde très secret du SAS.
Parce que COMMANDO est un film qui refuse toutes fantaisies et toutes entorses au réalisme, notamment en ce qui concerne les méthodes de travail du SAS (même si l’organisation a refusé de participer au film pour éviter de trop dévoiler son fonctionnement).
Parce que le casting en jette un max, et surtout Lewis Collins, dans le rôle d’un cador du SAS, chargé d’infiltrer une organisation terroriste. Parce que les scènes d’action, bien que peu nombreuses, sont sèches, brutales, sans fioritures et vont droit au but. Parce que il n’y a pas d’écrans verts, que les effets pyrotechniques sont vrais et que les cascades sont réalisées en live.
Enfin, parce que la musique de Roy Budd déchire tout et que, pour être franc, COMMANDO c’est un putain de film, considéré comme un culte par certains. Et qu’il est toujours injustement indisponible en France en DVD (alors qu’un DVD et même un Blu-ray existe aux USA).Je vous propose une version DVrip pour l'image, couplée au son de la VHS. C'est mon tout premier "repack", donc ca ve prendre un peu de temps, je tâtonne ! 


vendredi 15 avril 2011

CAMPUS



Un film de Albert Pyun
Avec John Stockwell, Carey Lowell et J. Eddie Peck
Année : 1986
Durée : 1h35
Infos : http://www.imdb.com/title/tt0090904/

ÇA RACONTE L'HISTOIRE DE : Danny Lennox, un jeune étudiant de la fac huppée de Vista Verde, qui se lie d'amitié avec Randy McDevitt, le chef des Sentinelles, une milice de surveillance du campus universitaire. Lorsque le corps d'un étudiant est découvert non loin de la fac, Danny comprend rapidement la véritable activité des Sentinelles : une organisation paramilitaire ultra-violente dont le rôle est de punir ceux qui sont jugés indigne de fréquenter l'université. De les assassiner s'il le faut. Donny se décide à affronter le groupe, alors que la panique gagne la fac tout entière...






POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Parce que c'est un des meilleurs films d'Albert Pyun. Et que si on aime la série B et la bonne époque des VHS, on ne peut que aimer Albert Pyun (L'ÉPÉE SAUVAGE, CYBORG, NEMESIS, etc.). Ensuite parce que derrière ce titre français un peu trop "teen movie", se cache un thriller qui fait froid dans le dos, de par son histoire terriblement sombre et inquiétante.
Parce que derrière l'idée de réaliser un vrai thriller tendu, Pyun signe en réalité une charge impitoyable sur la montée du fascisme chez les jeunes américains, plus précisément chez les plus aisés d'entre eux.
Parce que CAMPUS est astucieusement mis en scène (la séquence d'ouverture est digne des films d'épouvante), distillant une vraie tension, un danger quasi permanent et sournois qui met mal à l'aise. Ajoutez-y une photo vraiment magnifique qui privilégie les couleurs bleutées et les décors déshumanisés, et vous obtiendrez un film proche du clip, fier de son esthétique très ancrée dans son époque (les années 80) et redoutable dans son discours.
Parce que le casting propose, aux côtés de J. Eddie Peck (qui deviendra plus tard un habitué des séries TV pour mamie : DALLAS, LES FEUX DE L'AMOUR, DYNASTIE, LA FORCE DU DESTIN), l'excellent John Stockwell, que les amateurs connaissent surtout pour son rôle dans CHRISTINE de John Carpenter. Aujourd'hui, John Stockwell est passé derrière la caméra et à réalisé les inutiles BLUE CRUSH et BLEU D'ENFER et le très glauque TURISTAS.
Enfin, parce que CAMPUS est supportée par une bande-son très 80's (Depeche Mode, Robert Palmer, TSOL, Fine Young Canninals, etc.).
En bref, dire qu'avec CAMPUS Albert Pyun a réalisé sa version de CLASS 1984 il n'y a qu'un pas... que je franchis allègrement !


jeudi 14 avril 2011

LES LOUBARDS



Un film de Penelope Spheeris
Avec Chris Pedersen et Bil Coyne
Année : 1984
Durée : 1h34
Origine : VHSrip / Vestron
Infos : http://www.imdb.com/title/tt0086589/

ÇA RACONTE L'HISTOIRE DE : Evan et son petit frère, deux gosses mal compris et malheureux chez eux, qui décident de claquer la porte de leur foyer. Devant eux : le vide. La zone. La rue. Bientôt, ils rejoignent une bande de punks, tout aussi désoeuvrés, qui squattent une vieille maison dans une banlieue ouvrière. Mais leur présence ne plait pas du tout aux habitants du coin qui décident, un jour, de "nettoyer les lieux". Commence une escalade dans la violence.






POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Tout d'abord parce que LES LOUBARDS s'appelle en réalité SUBURBIA. Ce qui avouons-le, a plus de gueule que LES LOUBARDS. Ensuite parce que c'est le premier long-métrage de Penelope Spheeris, vrai punk dans l'âme et dans le style. Cousine de Costa-Gavras (si, si), Spheeris est surtout connue du public pour avoir mis en scène, quelques années plus tard, le plus conventionnel WAYNE'S WORLD.
Parce que c'est interprété par d'authentiques punks recrutés par Spheeris elle-même (et qui s'avèrent meilleurs comédiens car ils ont le don de s'exhiber).  Parce que c'est  brut de décoffrage et que ça respire l'authenticité : que ce soit dans les bastons (agressives), les scènes de concerts (formidables !) ou le jeu subtil car sans manière des acteurs, LES LOUBARDS est un film qui place le vérisme au dessus de tout.
Également parce que le film titille là où ca fait mal. Qu'il s'agisse d'une enfant maltraitée par son père, d'un gamin paumé dans une famille homosexuel ou encore cet autre dont la mère est alcoolique, les "héros" de Spheeris ont des blessures que la cinéaste à l'élégance de ne jamais appuyer. Elle ne les juge pas. Les plaint encore moins.
Enfin parce que le film est soutenu par une bande son à la hauteur (avec les apparitions de D.I. et TSOL),  qu'il s'appuie sur une mise en scène cohérente, à l'arrachée, dans un style proche du documentaire; filmé à l'urgence. Sans oublier qu'il est parsemé, ça et là,  de scènes géniales et surtout, très iconiques (la lente marche des Punks dans la rue ou encore ce gamin de dix ans à peine, appuyé sur son vélo, crête sur le crâne). En bref, parce que LES LOUBARDS est sans conteste le meilleur qui soit sur le mouvement punk. On n'a jamais fait mieux depuis !


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mercredi 13 avril 2011

INTERVENTION DELTA



Un film de Douglas Hickox
Avec James Coburn, Robert Culp, Susannah York, Charles Aznavour
Année : 1976
Durée : 1h50
Origine : VHSrip/ CBS Fox
Infos : http://www.imdb.com/title/tt0075229/


ÇA RACONTE L'HISTOIRE DE : Des révolutionnaires français ont enlevé la femme et les enfants du milliardaire américain Bracken et réclament une forte rançon. Plusieurs tentatives pour sauver les otages échouent jusqu'au jour où intervient l'aventurier Mac Cabe, ex-mari de la disparue, qui parvient à découvrir le refuge des bandits situé au sommet d'un piton rocheux... Avec une équipe de professionnels, ils décident de donner l'assaut !






POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Parce que cet INTERVENTION DELTA est le cas typique de film d'action sans chichis et diablement efficaces tels qu'il en pleuvaient dans les années 70. Parce qu'il y a une distribution qui donne le gourdin : le toujours impressionnant et décontracté James Coburn, Charles Aznavour (encore lui) dans celui du chef de la Police Grecque, Susannah York (encore elle) et Robert Culp.
Parce que c'est mis en scène avec un sens du rythme par le génial Douglas Hickox (que celui qui n'a jamais vu son THEATRE DE SANG répare cette erreur prestement !), que le scénario n'est qu'n prétetxe à offrir de belles images, une ambiance à la cool et de l'action bien sentie.
Parce que les terroristes méchants sont des... Français !!! (pour une fois)
Aussi parce que la musique est signée Lalo Schifrin, que la VF est d'enfer (les bonnes vieilles voix d'époques ont toujours ce cachet inimitable) et que c'est toujours - à ma connaissance - inédit en DVD... d'où acte !




FREUD, PASSION SECRÈTE


Un film de John Huston
avec Montgomery Clift et Susannah York
Année : 1962
Durée : 1h54
Origine : TVrip
Info : http://www.imdb.com/title/tt0055998/

ÇA RACONTE L'HISTOIRE DE : Sigmund Freund donc. De sa venue à Paris pour rencontrer le professeur Charcot jusqu'à son retour à Vienne, ses recherches sur la psychanalyse, sa rivalité avec Meynert, l'opposition de son entourage et l'appui décisif qu'il recevra du docteur Breuer.






POURQUOI IL FAUT LE VOIR ? Parce que c'est toujours scandaleusement inédit en DVD en France, que c'est réalisé par l'immense John Huston et que Montgomery Clift est hallucinant dans la peau de Freud (et pour cause, il était malade et complètement désaxé par instant) ! Pour Huston, il s'agit surtout d'éclairer le public sur les découvertes scientifiques liées au psyché du docteur Freud et d'éviter les biopic traditionnels de la Warner - dans les années 60, nous sommes encore loin des débat soulevés par le livre de Michel Onfray. Parce que le scénario a été écrit en partie par Jean-Paul Sartre (même si ce dernier n'a pas voulu être crédité). Parce que la mise en scène est élégante et respire la vitalité, et se montre ad hoc avec le récit et la dimension analytique de celui-ci. Et surtout, parce que le film est magnifique, rare, jamais sorti en DVD (je crois, j'espère.. mais je n'ai rien trouvé dessus) et que je vous l'offre en VOSTF !